ISMO

Institut des Sciences Moléculaires d'Orsay


Partenaires

CNRS UPS




samedi 4 décembre


Mise à jour
mercredi 1er décembre


Accueil > Équipes scientifiques > Systèmes Moléculaires, Astrophysique et Environnement (SYSTEMAE) > Offres de stages, thèses et post-docs > Vers de nouvelles détections moléculaires dans le milieu interstellaire : Spectroscopie de molécules d’intérêt astrophysique dans la gamme des longueurs d’ondes millimétriques

Stage de M2

Vers de nouvelles détections moléculaires dans le milieu interstellaire : Spectroscopie de molécules d’intérêt astrophysique dans la gamme des longueurs d’ondes millimétriques

Niveau M2

La majeure partie des détections moléculaires dans le milieu interstellaire s’effectue aux plus basses fréquences du spectre électromagnétique, dans la gamme des longueurs d’ondes centimétriques à (sub-)millimétriques, où les spectres enregistrés permettent d’identifier sans ambiguïté les molécules présentes. Le manque de disponibilité de données de laboratoires, en particulier dans le cas des espèces réactives (molécules transitoires, radicaux, ions) qui restent plus compliquées à étudier au laboratoire que leurs équivalents stables, est le principal facteur limitant actuellement les détections moléculaires astronomiques. Il est donc impératif d’enregistrer au laboratoire les spectres de nombreuses espèces réactives d’intérêt astrophysique dans la toute gamme couverte par les observatoires actuels, en particulier dans la gamme qui s’étend des ondes centimétriques à (sub-)millimétriques ou THz (typiquement 5 GHz – 2,5 THz).

Notre équipe étudie au laboratoire les spectres de rotation pure de molécules d’intérêt astrophysique dans cette gamme spectrale dans le but de permettre leur détection dans le milieu interstellaire. Nous disposons d’un parc expérimental de pointe, notamment d’un nouveau spectromètre opérant de manière "large bande" dans la gamme 75-110 GHz par spectroscopie dite chirped-pulse, et de nombreux dispositifs expérimentaux de production d’espèces réactives décharge électrique ou radiofréquence ou par abstraction d’atomes H par réaction avec du fluor atomique). En partant de précurseurs abondants du milieu interstellaire, l’objectif est de produire des espèces réactives potentiellement présentes dans le milieu interstellaire également. L’étudiant stagiaire aura pour objectif d’exploiter ces instruments pour déterminer la composition moléculaire de mélanges d’espèces très réactives (radicaux et molécules instables) produits en phase gazeuse. Il pourra participer au développement d’une expérience en jet supersonique, permettant d’étudier les espèces produites dans des conditions « froides » proches de celles du milieu interstellaire. Une fois les spectres enregistrés, le stagiaire sera en charge de traiter les données et analyser les résultats.

Voir en ligne : Systèmes moléculaires, Astrophysique et Environnement