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Séminaire de Philippe Maillard (4 déc 2018)

Chimie, Modélisation et Imagerie pour la Biologie (CNRS/UPsud), Institut Curie recherche, Université Paris-Sud, Orsay

par Martrenchard-Barra Séverine - 28 octobre 2018

Vers une photothérapie dynamique (PDT) ciblée.
De la conception du photosensibilisateur à une étude préclinique in vivo.

Au cours de cette présentation, le principe physique de la photothérapie dynamique (PDT) antitumorale, ses principaux avantages et ses limitations seront présentés. Les principales limitations actuelles sont une faible sélectivité pour les cellules tumorales, de l’agent photosensible et sa lente élimination des tissus sains conduisant à des effets secondaires indésirables. La stratégie développée à l’Institut Curie permettant dans une certaine mesure de pallier les défauts de la méthode sera discutée. La notion de PDT personnalisée plus sélective1 nous a conduit à concevoir des photosensibilisateurs susceptibles d’être spécifiquement reconnus par des cellules tumorales. Trois familles de porphyrines glycoconjuguées ont été synthétisées. Leur phototoxicité évaluée in vitro sur plusieurs cellules tumorales a montré le rôle important des unités de reconnaissance moléculaires glycosydes ciblant des récepteurs membranaires à sucre présents sur certaines cellules tumorales2. De par l’intérêt de l’Institut Curie pour une maladie rare du jeune enfant (rétinoblastome, tumeur de la rétine, prévalence 1 cas sur 15 à 20 000 naissances), nous nous sommes focalisés sur la mise au point d’un traitement non mutagène de ce cancer, par PDT. Nous développerons plus particulièrement la notion de récepteurs membranaires (modèles physicochimiques des membranes de cellules tumorales, nature biologique du récepteur3). Une étude préclinique sur souris d’un photosensibilisateur mannosylé sera présentée. Trois types de modèles animaux (greffe hétérotopique sous la peau, greffe orthotopique dans l’oeil et animaux transgéniques développant spontanément un rétinoblastome) ont été utilisés dans cette étude. Différentes méthodologies de suivi de l’état physiologique de la tumeur (IRM4, fond d’oeil, OCT, histologie, …) au cours de la PDT, seront discutées.

philippe.maillard@curie.u-psud.fr

1 Thérapie photodynamique : état de l’art et perspectives. C. Frochot, et al. L’actualité chimique « Chimie et lumière », 397-398, juin-juillet 2015. Photobiology and photochemistry hand-in-hand in targeted antitumoral therapy. M. Lupu et al. Handbook of Porphyrin Science. With Applications to Chemistry, Physics, Materials Science, Engineering,
Biology and Medicine — Volume 39 : Towards Diagnostics and Treatment of Cancer. 194, 171-356, 2016. A glycoporphyrin story : from chemistry to PDT treatment of cancer mouse models. M. Lupu, et al. Photochem. Photobiol. Sc. Sous presse, 2018, DOI : 10.1039/c8pp00123e.
2 Evaluation of the specific interactions between glycodendrimeric porphyrins, free or incorporated into liposomes, and concanavaline A by fluorescence spectroscopy, surface pressure, and QCM-D measurements. A. Makky, et al. Langmuir 26, 12761–12768, 2010.
Tumor targeting in photodynamic therapy. From glycoconjugated photosensitizers to glycodendrimeric one. Concept, design and properties. S. Ballut, et al. Org. Biomol. Chem. 10, 4485-4495, 2012.
3 Identification of MRC2 and CD209 receptors as targets for photodynamic therapy of retinoblastoma using mesoporous silica nanoparticles. A. Gallud, et al. RSC Advances 5, 75167-75172, 2015
4 Cellular density, a major factor involved in PDT cytotoxic responses. Study on three different lines of human retinoblastoma grafted on nude mice. C. D. Thomas, et al. Photodiagn. Photodynamic Ther. 12, 267-275, 2015.

Séminaire de Philippe Maillard - 136.1 ko

4 déc 2018